13 mars 2009

Voiles



Le vent y souffle parfois et Eole leur ainsi donne forme.

Huile - 46x55 cm
Collection privée (Albi)

09 mars 2009

Les ailes du désir

medium_les_ailes_du_desirs.jpgOn dit que l'amour donne des ailes, sont-ce celles du désir ? Ce que je sais, c'est que sans elle, il est impossible de voler.

Huile
Collection privée (Toulouse)

10 novembre 2007

Comète

medium_comete-sys.JPGLa comête passe par ici, repassera par là et file ... comme le temps !

Huile -A acquérir

06 septembre 2007

La danse, détails

 AUTOUR DE MA MAISON

 

b6ff152a3911acc841cd28cbc9953bf8.jpgPour vivre clair, ferme et juste,
Avec mon coeur, j'admire tout
Ce qui vibre, travaille et bout
Dans la tendresse humaine et sur la terre auguste.

L'hiver s'en va et voici mars et puis avril
Et puis le prime été, joyeux et puéril.
Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte,
Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils,
Les mille insectes
Bougent et butinent dans le soleil.
Oh la merveille de leurs ailes qui brillent
Et leur corps fin comme une aiguille
Et leurs pattes et leurs antennes
Et leur toilette quotidienne
Sur un brin d'herbe ou de roseau !
Sont-ils précis, sont-ils agiles !
Leur corselet d'émail fragile
Est plus changeant que les courants de l'eau ;
Grâce à mes yeux qui les reflètent
Je les sens vivre et pénétrer en moi
Un peu ;
81caf4586f36693c25dec8c0a03d2ab3.jpgOh leurs émeutes et leurs jeux
Et leurs amours et leurs émois
Et leur bataille, autour des grappes violettes !
Mon coeur les suit dans leur essor vers la clarté,
Brins de splendeur, miettes de beauté,
Parcelles d'or et poussière de vie !
J'écarte d'eux l'embûche inassouvie :
La glu, la boue et la poursuite des oiseaux
Pendant des jours entiers, je défends leurs travaux ;
Mon art s'éprend de leurs oeuvres parfaites ;
Je contemple les riens dont leur maison est faite
Leur geste utile et net, leur vol chercheur et sûr,
Leur voyage dans la lumière ample et sans voile
Et quand ils sont perdus quelque part, dans l'azur,
Je crois qu'ils sont partis se mêler aux étoiles.

Mais voici l'ombre et le soleil sur le jardin
Et des guêpes vibrant là-bas, dans la lumière ;
Voici les longs et clairs et sinueux chemins
Bordés de lourds pavots et de roses trémières ;
Aujourd'hui même, à l'heure où l'été blond s'épand
Sur les gazons lustrés et les collines fauves,
Chaque pétale est comme une paupière mauve
Que la clarté pénètre et réchauffe en tremblant.
Les moins fiers des pistils, les plus humbles des feuilles
Sont d'un dessin si pur, si ferme et si nerveux
Qu'en eux
Tout se précipite et tout accueille
L'hommage clair et amoureux des yeux.

L'heure des juillets roux s'est à son tour enfuie,
Et maintenant
Voici le soleil calme avec la douce pluie
Qui, mollement,
Sans lacérer les fleurs admirables, les touchent ;
Comme eux, sans les cueillir, approchons-en nos bouches
Et que notre coeur croie, en baisant leur beauté
Faite de tant de joie et de tant de mystère,
Baiser, avec ferveur, délice et volupté,
Les lèvres mêmes de la terre.

Les insectes, les fleurs, les feuilles, les rameaux
Tressent leur vie enveloppante et minuscule
Dans mon village, autour des prés et des closeaux.
Ma petite maison est prise en leurs réseaux.
Souvent, l'après-midi, avant le crépuscule,
De fenêtre en fenêtre, au long du pignon droit,
Ils s'agitent et bruissent jusqu'à mon toit ;
Souvent aussi, quand l'astre aux Occidents recule,
J'entends si fort leur fièvre et leur émoi
Que je me sens vivre, avec mon coeur,
Comme au centre de leur ardeur.

b3cdfd34284103549064f07c7eddac43.jpgAlors les tendres fleurs et les insectes frêles
M'enveloppent comme un million d'ailes
Faites de vent, de pluie et de clarté.
Ma maison semble un nid doucement convoité
Par tout ce qui remue et vit dans la lumière.
J'admire immensément la nature plénière
Depuis l'arbuste nain jusqu'au géant soleil
Un pétale, un pistil, un grain de blé vermeil
Est pris, avec respect, entre mes doigts qui l'aiment ;
Je ne distingue plus le monde de moi-même,
Je suis l'ample feuillage et les rameaux flottants,
Je suis le sol dont je foule les cailloux pâles
Et l'herbe des fossés où soudain je m'affale
Ivre et fervent, hagard, heureux et sanglotant.
Émile VERHAEREN (1855-1916)
(Recueil : La multiple splendeur)

21 janvier 2007

Portrait d'homme : TB

medium_P1010282.JPGThierry,

Tu nous a quitté beaucoup trop tôt, en nous laissant chacun avec les souvenirs des moments d'amitiés partagés avec toi. Ce samedi de la mi-août, nous étions tous réunis pour te rendre un dernier hommage. Pour ma part, c'est certainement par la peinture que j'exprime le mieux ce que je ressens. Cette toile est le portrait de ta personnalité que j'avais réalisé de toi il y a quelques années.

Je crois que tu ne l'aimais pas beaucoup. Tu m'avais dit lorque tu l'avais vue que ce n'était pas toi. Néanmoins, elle est sortie ainsi de mes pinceaux et c'est ma façon de te saluer une dernière fois.

Sylvie


Huile -