05 décembre 2008

La ville

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De la cité d'antan à la ville d'aujourd'hui... Que dire, que penser, vivre ? à la ville et au monde en fait

 Collection Privée - (Lavaur)

01 décembre 2008

Le fruit du hasard

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Le Fruit du hasard est-il un fruit défendu ? Le chartreux ne croit pas !

Huile - 61x40 cm
Collection privée (Tarn)

29 novembre 2008

Les cheveux

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Fils d'ange heureux

Gouache 60x80 cm
Collection privée (Paris)

28 novembre 2008

Lit et chambre

Comme on fait son lit, on se couche ... et l'artiste de prendre l'adage au pied de la lettre.

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Mobilier revisité

Collection privée (Tarn)

19 septembre 2008

Disparue

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Disparue ..... s'envoler, se cacher, s'en aller, il y a tant de façon de disparaître. Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé, dit le poète.


Huile - 46x55 cm
Collection privée (Tarn)

16 septembre 2008

Criques de Cadaquès

Dans l'album photo ci-contre ( que je vous invite à parcourir avant de laisser vos avis), mais aussi sur cette note, une "toile de mer" intitulée "Les Criques de Cadaquès".

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Ces criques ont inspiré l'auteur de cette toile qui cheminait sur les rochers, entres Cadaques, Roses, Port Lligat, peut-être même sur des chemins parcourus en d'autres temps par bien des peintres catalans du secteur, au premier rang desquels Salvador Dali.

N'hésitez pas à donner vos impressions, elles seront les bienvenues

Huile - Cadre en feuille de cuivre peinte - 55x105 cm
Collection Privée (Strasbourg)

16 juillet 2008

Tourmente 2

medium_tourmente.jpgFace à la tourmente, que dire, que faire, sentiment trouble, montagnes russes, émotions, passions, tout est possible, rien n'est impossible.

Sur le temple de Delphes, il est écrit " connais toi toi-même" ..... D'autres dirent "fais ce que dois" !


Huile sur carton entoilé - encadrée - 75x70 cm
Collection privée (Tarn)

05 juillet 2008

Ecriture

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Ecriture, ne sont ce que les mots pour le dire ou est-ce aussi l’expression d’une pensée, d’un sentiment, d’un souvenir, d’un instant. L’écrit est-il un cri qui trouve son écho sur la toile, le papier, un mur ou est-il un « tout » … c'est une autre histoire, à chacun de l'écrire ...

Huile - 120x60 cm
Collection privée (Paris)

26 septembre 2007

Vision

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Vision, vaste sens de l'être et du perçu

Huile - 20x40 cm
Collection privée (Tarn)

06 septembre 2007

La danse, détails

 AUTOUR DE MA MAISON

 

b6ff152a3911acc841cd28cbc9953bf8.jpgPour vivre clair, ferme et juste,
Avec mon coeur, j'admire tout
Ce qui vibre, travaille et bout
Dans la tendresse humaine et sur la terre auguste.

L'hiver s'en va et voici mars et puis avril
Et puis le prime été, joyeux et puéril.
Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte,
Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils,
Les mille insectes
Bougent et butinent dans le soleil.
Oh la merveille de leurs ailes qui brillent
Et leur corps fin comme une aiguille
Et leurs pattes et leurs antennes
Et leur toilette quotidienne
Sur un brin d'herbe ou de roseau !
Sont-ils précis, sont-ils agiles !
Leur corselet d'émail fragile
Est plus changeant que les courants de l'eau ;
Grâce à mes yeux qui les reflètent
Je les sens vivre et pénétrer en moi
Un peu ;
81caf4586f36693c25dec8c0a03d2ab3.jpgOh leurs émeutes et leurs jeux
Et leurs amours et leurs émois
Et leur bataille, autour des grappes violettes !
Mon coeur les suit dans leur essor vers la clarté,
Brins de splendeur, miettes de beauté,
Parcelles d'or et poussière de vie !
J'écarte d'eux l'embûche inassouvie :
La glu, la boue et la poursuite des oiseaux
Pendant des jours entiers, je défends leurs travaux ;
Mon art s'éprend de leurs oeuvres parfaites ;
Je contemple les riens dont leur maison est faite
Leur geste utile et net, leur vol chercheur et sûr,
Leur voyage dans la lumière ample et sans voile
Et quand ils sont perdus quelque part, dans l'azur,
Je crois qu'ils sont partis se mêler aux étoiles.

Mais voici l'ombre et le soleil sur le jardin
Et des guêpes vibrant là-bas, dans la lumière ;
Voici les longs et clairs et sinueux chemins
Bordés de lourds pavots et de roses trémières ;
Aujourd'hui même, à l'heure où l'été blond s'épand
Sur les gazons lustrés et les collines fauves,
Chaque pétale est comme une paupière mauve
Que la clarté pénètre et réchauffe en tremblant.
Les moins fiers des pistils, les plus humbles des feuilles
Sont d'un dessin si pur, si ferme et si nerveux
Qu'en eux
Tout se précipite et tout accueille
L'hommage clair et amoureux des yeux.

L'heure des juillets roux s'est à son tour enfuie,
Et maintenant
Voici le soleil calme avec la douce pluie
Qui, mollement,
Sans lacérer les fleurs admirables, les touchent ;
Comme eux, sans les cueillir, approchons-en nos bouches
Et que notre coeur croie, en baisant leur beauté
Faite de tant de joie et de tant de mystère,
Baiser, avec ferveur, délice et volupté,
Les lèvres mêmes de la terre.

Les insectes, les fleurs, les feuilles, les rameaux
Tressent leur vie enveloppante et minuscule
Dans mon village, autour des prés et des closeaux.
Ma petite maison est prise en leurs réseaux.
Souvent, l'après-midi, avant le crépuscule,
De fenêtre en fenêtre, au long du pignon droit,
Ils s'agitent et bruissent jusqu'à mon toit ;
Souvent aussi, quand l'astre aux Occidents recule,
J'entends si fort leur fièvre et leur émoi
Que je me sens vivre, avec mon coeur,
Comme au centre de leur ardeur.

b3cdfd34284103549064f07c7eddac43.jpgAlors les tendres fleurs et les insectes frêles
M'enveloppent comme un million d'ailes
Faites de vent, de pluie et de clarté.
Ma maison semble un nid doucement convoité
Par tout ce qui remue et vit dans la lumière.
J'admire immensément la nature plénière
Depuis l'arbuste nain jusqu'au géant soleil
Un pétale, un pistil, un grain de blé vermeil
Est pris, avec respect, entre mes doigts qui l'aiment ;
Je ne distingue plus le monde de moi-même,
Je suis l'ample feuillage et les rameaux flottants,
Je suis le sol dont je foule les cailloux pâles
Et l'herbe des fossés où soudain je m'affale
Ivre et fervent, hagard, heureux et sanglotant.
Émile VERHAEREN (1855-1916)
(Recueil : La multiple splendeur)

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