01 août 2007
Une couverture de livre pour Sylvie Soukovatoff
La gouache« Les oiseaux » de Sylvie Soukovatoff, a été récemment choisie pour illustrer le livre de Cécilia Wiktorowicz Francis, professeure agrégée au Département de langues romanes de l’Université Saint-Thomas (Frédéricton, Canada), spécialiste des littératures québécoises et francophones.
Son livre « Gabrielle Roy, autobiographe. Subjectivité, passions et discours » permettra aux lecteurs de découvrir encore plus la célèbre écrivaine canadienne. Consacrée à l’analyse de la dimension passionnelle du récit de vie, dernière œuvre qu’a laissée la romancière québécoise, francophone nord-américaine, l’étude de Cécilia W. Francis révèle combien l’évocation poétique de cette pulsion du vivant s’investit d’une profonde ambivalence.
Inscrit dans le prolongement des travaux consacrés à la sémiotique des passions, inaugurée par Algirdas J. Greimas, cet ouvrage constitue un apport singulier au domaine de la discursivité royenne. Il fait converger l’autobiographe et le théoricien autour d’une question fondamentale: l’impérieuse irruption de la vie, du corps, des souvenirs, des émotions et des passions, surgie au terme d’une entreprise de création que l’on croyait pouvoir maîtriser. La valeur de l’investigation proposée réside dans les interrogations qu’elle soulève. Comment un effet de sens extrêmement diffus, la tonalité intimiste, se transmet-il par le langage?
Pourquoi cette œuvre littéraire, si lisse de facture, est-elle traversée de tension, habitée de tourments qui souvent n’atteignent que le seuil du dicible ? Et comment expliquer que cette modulation entropique demeure intrinsèquement rattachée à la transcendance par la joie, à la propension du sujet à se tourner vers le monde et autrui ?
L’analyste remonte le fil des noeuds de tensivité qui imprègnent cette démarche intimiste remarquable et offre un nouvel éclairage sur l’inhérente cyclothymie royenne, à la racine du tiraillement affectif opposant la «détresse» à l’«enchantement». Ce faisant, elle élabore une approche méthodologique inédite pour l’examen de la prose autobiographique et de la subjectivité en littérature
Les lecteurs français l'acheteront ici
Communiqué (pour votre information)
Une oeuvre tarnaise en couverture d’un livre de l’Université de Laval (Québec)
Qui a dit qu’Internet ne bâtissait pas des ponts entre les cultures et les hommes (et les femmes). Ayant découvert une œuvre sur le site Internet de Sylvie Soukovatoff, artiste originaire d’Albi et vivant dans le Tarn, l’Université de Laval ( Québec) et les Presses Univeristaires de Laval ont contacté l’artiste.
La gouache « Les oiseaux » a été choisie pour illustrer la couverture d’un livre consacrée à Gabrielle Roy, l’une des plus grande romancière canadienne.
Ce livre « Gabrielle Roy, autobiographe. Subjectivité, passions et discours », écrit par une spécialiste en littérature québecquoise et européenne, le professeure Cécilia Wiktorowicz , permet d’appréhender celle qui fut récompensée tout au long de sa carrière par de nombreux prix dont le Prix Femina ( 1947) et qui fait la fierté des amateurs de Lettres québécois.
www.soukovatoff.com
08:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sylvie, soukovatoff, peintre, livre, gabrielle, roy, francis









Commentaires
Bravo à vous ! Comment avez vous fait ?
Ecrit par : Marie | 26 novembre 2006
Bravo,mais rien de surprenant finalement la force de vie des oeuvres de Sylvie s'inscrit dans le thématique du livre.
Je retrouve dans ce tableau les hérons et les vols de canards sauvages qui embellissent mes promenades matinales quotidienne indispensables sur les berges de la Loire
Ecrit par : ita | 27 novembre 2006
Bravo à l'artiste, le marché quebecquois est souvent dur, mais c'est aussi une reconnaissance d'un savoir-faire !
Bravo aux animateurs du site
Bertrand - journaliste freelance
Ecrit par : Bertrand | 30 novembre 2006
Merci pour tous vos encouragements et vos commentaires.
SYS
Ecrit par : SYS | 01 décembre 2006
J'ai entre les mains le livre, je confirme que la couverture est tres belle, j'ai parcouru quelques pages et elles plairont aux amateurs d'analyses et decouvertes littéraires
La photo de la toile avait été mise en avant sur un blog photo aujourd'hui disparu et reperé comme telle.
Ecrit par : Stéphane | 01 décembre 2006
Au hasard des mots clés, s'ouvrent des portes, il en va ainsi sur le net et je découvre votre blog. J'y vois votre élection pour fournir une couverture aux PUL.
Le choix de la couverture d'un livre n'est jamais anodin et le lecteur accroche souvent, en plus du sujet, sur l'image devenue véhicule de la pensée de l'auteur(e).
Je découvre ce blog et je le parcours avec plaisir. Une femme peintre s'exprime et un homme manie les mots pour donner à l'ensemble non "un corps" mais "un esprit".
J'en félicite humblement les auteurs. Leurs caractères singuliers me fait ici renoncer au pluriel.
Bonheur et continuation !
Une question : qui vous a appris à oser peindre ainsi
PS : Je conseille bien d'autres livre de Gabrielle Roy, dont la période française fut faste également
Ecrit par : René Vincent | 02 décembre 2006
Une couverture n'est jamais chose anodine. Pour parcourir parfois votre site, je trouve que cela récompense bien le travail à 4 mains que vous réussissez ici. J'ai rarement perçu une telle complicité entre une plume et un pinceau. Quelques mots et couleurs font le bonheur des passant dont je suis.
Arnotu
Ecrit par : Arnotu | 07 décembre 2006
Merci pour toutes vos félicitations et vos commentaires. Je manie "mieux" le pinceau que le verbe ; néanmoins, que mon expression picturale ne laisse pas indifférent me touche profondément ; aussi, vous qui passez, n'hésitez pas à laisser vos commentaires quels qu'ils soient ; toute critique est positive et me fera avancer ; tel est l'objectif de ce blog que Stéphane B a conçu et anime avec toute sa dextérité et sa sensibilité. Je l'en remerciement vivement, car sans lui, la couverture de ce livre n'aurait pas vu le jour.
Qui m'a appris à "oser" peindre ainsi ? J'ai fait un Bac A3 ; Mme Bergès, prof d'arts plastiques au lycée Bellevue à Albi dans les années 80, a su réveiller et pousser ce qu'il y avait en moi ; elle avait toute l'ingéniosité, l'ouverture d'esprit, la curiosité, la sensibilité, la passion, la tolérance, ainsi que l'amour de son métier pour y parvenir et le transmettre. C'est une femme riche et rare, comme chacun d'entre nous souhaite connaître un jour. Elle a toute ma reconnaissance. Aussi, je tiens tout particulièrement à la remercier ici pour ses cours qui étaient de réelles heures de plaisir.
Ensuite, il y a ma façon d'être, ma petite graine, ma pate... J'essaie, cependant cela n'est pas toujours facile, de me - tout ce qui est en moi- donner à fond sur chaque support.
SYS
Ecrit par : SYS | 08 décembre 2006
J'aurais pu écrire le commentaire d'Arnotu, tant je le ressens.
Un "homme sensible et en déxtérité". Cela existe donc ?
Bravo alors MOnsieur, car j'ai lu votre écrit et commentaires et l'on vous sent inspiré, voire vivant les toiles.
Bravo Madame, pour le choix du complice. Comment l'avez vous trouvé ?
Bravo surtout pour vos toiles et l'esprit qui s'en dégage.
PS : j'ai mis un lien amusant ety qui amuse mes amies artistes.
Ecrit par : Angela | 08 décembre 2006
Meilleurs voeux à la peintre et au chat !
Quelqs voeux : que vous continuiez à votre façon à nous transmettre cet indefinissable amour du beau et cette complicité qui rayonnent de votre duo !
Bravo
Ecrit par : MarieN | 31 décembre 2006
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